Syrie : le rapport de l’ONU remis cet après-midi, John Kerry à Paris ce lundi
Des pressions des deux côtés. «La Russie, les Américains, tous les camps, ont exercé une pression sur ce rapport», a confié un responsable de l’ONU à l’AFP. «Le bureau de Ban Ki-moon a pesé chaque mot. Le message doit montrer combien l’attaque a été sérieuse mais il doit également soutenir l’initiative russo-américaine».
Un accord qui doit déboucher sur une résolution. Cet accord doit être traduit dans une résolution aux Nations unies et il est certain que le rapport des inspecteurs de l’ONU va peser sur cette résolution. Bien qu’elle n’y ait pas été associée, la France va tenter d’entraîner ses partenaires de l’ONU vers l’adoption d’une résolution forte, que le président François Hollande espère voir adoptée avant la fin de la semaine. L’accord de Genève est «une étape importante, mais ce n’est pas le point d’arrivée», relevait dimanche sur TF1 le président français, pour qui «l’option militaire doit demeurer, sinon il n’y aura pas de contrainte».
Reste maintenant au Conseil de sécurité à s’entendre sur la délicate question du Chapitre VII de la Charte des Nations unies qui prévoit, en dernier ressort, l’usage de la force contre un Etat qui viole ses obligations internationales. La Russie, qui s’est systématiquement opposée aux précédentes tentatives de résolution sur la Syrie, a fait savoir qu’elle ne voterait pas un texte prévoyant une intervention armée. Les Occidentaux, eux, refusent l’impunité au régime syrien.




