Maghreb

L’Union européenne presse la Tunisie de conclure un accord politique pour affronter ses difficultés économiques

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En l’absence d’une Constitution, la Tunisie est dans une impasse politique inextricable et le pays s’enlise dans une crise économique sans précédent et est confrontée à une menace terroriste. La coalition tripartite au pouvoir (Ennahdha, Ettakatol et le Congrès pour la république) et le Front de salut national, désormais principale force d’opposition, n’arrivent pas à trouver un accord, permettant de parachever le processus constitutif et de mener la transition à son terme. La médiation de la centrale syndicale, chef de file du quartette des organisations parrainant le dialogue (UGTT, UTICA, LTDH et Ordre des avocats), peine à concilier les positions.

Dans une intervention devant la conférence de l’Union pour la Méditerranée (UpM), consacrée à la thématique de l’emploi (MedforJobs) et en présence du Premier ministre tunisien, M. León a réaffirmé le souhait de l’Union européenne d’être "Le partenaire le plus solide, le plus engagé dans la transition démocratique tunisienne", avant de préciser que trois priorités s’imposent à l’économie tunisienne: "Emploi, emploi et emploi".

Pour Bernardino León, on ne peut pas nier la dimension économique dans la prise de décisions politiques. "Je voudrais souligner, au nom de l’union européenne, un aspect fondamental: si en Tunisie, il y a un accord politique, il y aura, sans doute, énormément d’investissements internationaux surtout européens".

"La stabilité, c’est l’accord politique, c’est la démocratie, ce sont des règles claires, un code des investissements qui attirent les investisseurs internationaux", source notamment de création d’emplois, a-t-il dit, indiquant encore qu’un accord politique entre les protagonistes tunisiens "va ramener la stabilité. Donc, plus de touristes, plus du commerce". "En définitive de la prospérité, de la dignité pour lesquelles les Tunisiens ont manifesté dans les rues", a-t-il martelé.

Rappelant que pour les deux dernières années, l’Union européenne a octroyé 400 millions d’euros à la Tunisie pour l’aider dans sa transition démocratique, M. León a défendu la bataille pour l’emploi afin de surmonter le chômage notamment chez les jeunes diplômés.

"L’union européenne est engagée auprès de la Tunisie dans sa bataille pour l’emploi. Un accord entre les différentes forces politiques est souhaitable et un consensus sur les questions essentielles pour la Tunisie est possible", a-t-il dit.

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