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Tunisie: le Premier ministre exclu toute démission du gouvernement

Tunisie: le Premier ministre exclu toute démission du gouvernement
Le Premier ministre a de nouveau promis l’adoption de la Constitution courant août et des élections le 17 décembre pour sortir de la crise provoquée par l’assassinat jeudi du député d’opposition Mohamed Brahmi et exacerbée par la mort lundi soir de huit militaires sauvagement tués au mont Chaambi (ouest), à la frontière algérienne, où un groupe armé lié à Al-Qaïda est pourchassé sans succès depuis décembre. Cette attaque est la plus grave depuis la révolte de janvier 2011 qui a été suivie par un essor de la nébuleuse islamiste armée.

Tout comme Ennahda, l’UGTT, l’Utica et Ettakatol, M. Larayedh a exclu une dissolution de l’Assemblée nationale constituante (ANC) réclamée par une soixantaine de députés et plusieurs partis d’opposition.

Mais les différents partis et organisations ne semblent par ailleurs pas en accord sur la nature du prochain cabinet: gouvernement de "compétences" ou d’union nationale regroupant les formations politiques.

Peu après, le Président, Moncef Marzouki, a, lui, appelé à «l’union nationale». «Malgré toutes les critiques légitimes […], la situation actuelle et le devoir commandent aujourd’hui de reprendre le dialogue», a-t-il plaidé.

Dans une interview à la radio Mosaïque, le ministre de l’Intérieur a fait aveu d’impuissance : «Nous n’avons pas les moyens de protéger tout le monde. Ceux qui veulent assassiner arrivent à le faire», a-t-il déclaré, ajoutant avoir des informations sur une possible prochaine attaque à la ceinture explosive.

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